
Cinémolette, un cinéma de village animé et proposé par des cinéphiles bénévoles de St-Julien-Molin-Molette. Les séances ont lieu dans la salle municipale La Passerelle.
- Ceux qui comptent
Vendredi 24 avril 20h30
Un invité en début de séance : court-métrage et intervention du réalisateur Oliver Arnold, en préambule au film de la soirée, Ceux qui comptent, qui débutera à 21h
Comédie dramatique française de Jean-Baptiste Leonetti, avec Sandrine Kiberlain, Pierre Lottin, Louise Labeque
Durée : 1h38
Rose et Jean n’ont rien en commun. Rose est une force de la nature qui affronte tous ses problèmes avec une désarmante joie de vivre. Elle campe avec ses 3 enfants à l’étage de l’hôtel de famille qui ne leur appartient plus, et non, ils ne sont pas pauvres, ils sont fauchés. C’est temporaire. Jean est un homme solitaire et taciturne qui a fini par enfouir son grand cœur sous des couches de pudeur et de résignation. Quand il arrive malgré lui dans cette famille hors norme, il va très vite devenir indispensable. Qu’attendaient-ils avant de se rencontrer ? Sans doute plus rien. Et pourtant, ensemble, tout va devenir possible.
Jean et Rose se rencontrent par hasard dès le début du film dont les premières minutes relèvent d’une audace comique rare dans le cinéma français contemporain! Ces deux marginaux attachants forment peu à peu un duo mal assorti, mais particulièrement touchant. Le film affirme d’emblée un ton irrévérencieux, porté par une liberté qui ne le quittera jamais tout à fait. Ni farce, ni romance, il déjoue toutes les issues évidentes, pour développer une fable tendre, touchante et drôle sur la solidarité. Porté par une Sandrine Kiberlain éclatante de fantaisie et un Pierre Lottin en pleine maturité artistique, Ceux qui comptent raconte la rencontre de deux solitudes, avec une liberté de ton et une humanité rares, sans jamais céder au misérabilisme. Le film s’attache moins aux explications qu’à ce qui circule entre les êtres, dans ces espaces fragiles où une forme de famille finit par émerger, sans jamais être nommée comme telle.
- Marsupilami
Dimanche 26 avril 14h
Projection programmée à l’occasion du vide-grenier organisé par la Sou des écoles
Comédie familiale française de Philippe Lacheau, avec Philippe Lacheau, Jamel Debbouze, Élodie Fontan
Durée : 1h39 – Tout public dès 6 ans
Pour sauver son emploi, David accepte un plan foireux : ramener un mystérieux colis d’Amérique du Sud. Il se retrouve à bord d’une croisière avec son ex Tess, son fils Léo, et son collègue Stéphane, aussi benêt que maladroit, dont David se sert pour transporter le colis à sa place. Tout dérape lorsque ce dernier l’ouvre accidentellement : un adorable bébé Marsupilami apparait et le voyage vire au chaos !
Burlesque exubérant, humour absurde, vannes en rafale, références parodiques au ciné américain des années 80, quelques détours sous la ceinture, mais aussi un humour bon enfant autour d’une histoire visant finalement à dénoncer le trafic d’animaux. Ce Marsupilami de Philippe Lacheau n’a pas la mélancolie de son prédécesseur (d’Alain Chabat) ni sa facétie d’opérette, mais il assume sa nature de comédie pop contemporaine, généreuse. Grâce à un savant mélange réunissant l’esprit de la BD de Franquin, l’humour potache du réalisateur, l’énergie de Jamel et la mignonnerie du héros à poils jaunes, cette comédie vitaminée et drôle divertira toute la famille.
- Orwell : 2+2=5
Mardi 28 avril 20h30

Documentaire américano-français de Raoul Peck, avec Eric Ruf, Damian Lewis
Durée : 2h – en VOST
1949. George Orwell termine ce qui sera son dernier mais plus important roman, 1984. Orwell : 2+2=5 plonge dans les derniers mois de la vie d’Orwell et dans son œuvre visionnaire pour explorer les racines des concepts troublants qu’il a révélés au monde dans son chef-d’œuvre dystopique : le double discours, le crime par la pensée, la novlangue, le spectre omniprésent de Big Brother… des vérités sociopolitiques qui résonnent encore plus puissamment aujourd’hui. Par un montage virtuose (collage d’archives, d’extraits des adaptations cinématographiques, d’images historiques et contemporaines…), Raoul Peck dévoile la pertinence de la pensée d’Orwell pour décrypter le monde d’aujourd’hui. Son documentaire, éminemment politique, est aussi saisissant que terrifiant.
« Pourquoi Orwell ? Pourquoi maintenant ? Aujourd’hui, nous avons la réponse. Il a tout vu. Tout analysé. Tout prédit. Il est presque ironique de constater à quel point chacun cherche désormais à se réclamer de lui. Il est salué comme un prophète de l’apocalypse ; accusé d’avoir trahi les idéaux socialistes ; diabolisé comme un colonisateur ; instrumentalisé par des néo-conservateurs en quête de légitimité ; vénéré comme un messie par ceux qui recherchent une foi aveugle. Il demeure pourtant singulier, à la fois intransigeant et indomptable. Son nom est devenu un adjectif évocateur – orwellien – pour désigner les mécanismes autoritaires et les mutations de notre monde contemporain. Ses formules littéraires et ses idées sont reprises en permanence, telles quelles ou sous de nouvelles déclinaisons. Il est désormais partout autour de nous. En ces temps d’incertitude, près d’un siècle plus tard, le moment est venu de confronter le mythe à la réalité. » Raoul Peck
- Romería
Vendredi 8 mai 21h

Film espagnol de Carla Simón, avec Llúcia Garcia, Mitch, Tristán Ulloa
Durée : 1h55 – en VOST – Tout public avec avertissement
Afin d’obtenir un document d’état civil pour ses études supérieures, Marina, adoptée depuis l’enfance, doit renouer avec une partie de sa véritable famille. Guidée par le journal intime de sa mère qui ne l’a jamais quittée, elle se rend sur la côte atlantique et rencontre tout un pan de sa famille paternelle qu’elle ne connait pas. L’arrivée de Marina va faire ressurgir le passé. En ravivant le souvenir de ses parents, elle va découvrir les secrets de cette famille, les non-dits et les hontes…
- La parole d’Orphée
Samedi 16 mai 9h30
Projection en avant-première, en présence du réalisateur, suivie d’une table ronde. Séance inscrite dans le festival du Studio d5, studio de danse à St-Julien-Molin-Molette.
Documentaire français de Arnold Pasquier
Durée : 1h39
À Wuppertal, deux danseurs apprennent Orphée et Eurydice de Pina Bausch sous la direction de Dominique Mercy, créateur du rôle d’Orphée en 1975. Entre répétitions et travail avec le corps de ballet, la transmission s’affine, reconstruisant patiemment cette œuvre majeure du Tanztheater, jusqu’à la Première.
« Début juin 2021, en parcourant le programme de saison du Tanztheater-Pina Bausch, installé en Allemagne, j’apprends que l’opéra-ballet Orphée et Eurydice (1975) sera repris en avril 2022 à Wuppertal avec les danseurs de la compagnie. La nouvelle est d’importance, car l’œuvre n’a pas été remontée depuis près de trente ans. J’écris à Dominique Mercy, danseur aujourd’hui retraité, ami de longue date et créateur du rôle d’Orphée, pour savoir s’il participera à cette reprise. Orphée et Eurydice est une œuvre phare du premier répertoire de Pina Bausch. Aux côtés d’Iphigénie en Tauride (1974) et du Sacre du Printemps (1975), elle marque l’émergence d’une écriture chorégraphique singulière, développée en collaboration avec son compagnon scénographe Rolf Borzik, et qui fera d’elle une figure majeure du XXe siècle. Filmer aujourd’hui les répétitions de ce spectacle dans les lieux mêmes de sa création, à Wuppertal – ville imprégnée par des décennies de présence du Tanztheater – représente une occasion unique. C’est l’opportunité inespérée d’exprimer, à travers un film, mon attachement à un ballet, à ses interprètes et à une chorégraphe qui a marqué l’histoire de la danse. » – Arnold Pasquier
- La petite graine
Vendredi 22 mai 21h

Comédie française de Mathias et Colas Rifkiss, avec Sébastien Chassagne, Louise Massin, Oussama Kheddam
Durée : 1h38
Denis et Céline rêvent d’avoir un enfant. Après des années d’inséminations artificielles infructueuses, ils se lancent dans le plan de la dernière chance : demander à Piche, un ancien camarade de classe dont Denis était le souffre-douleur, de les aider.
- Nuestra tierra
Mardi 26 mai 20h30

Documentaire argentin de Lucrecia Martel
Durée : 2h03 – en VOST
Argentine, 2009. Trois hommes blancs tentent d’expulser les membres de la communauté autochtone Chuschagasta, revendiquant la propriété des terres. Armés, ils tuent le chef de la communauté, Javier Chocobar. Le meurtre est filmé, et en 2018, après neuf ans d’impunité et des siècles d’histoire coloniale, le procès s’ouvre.