Prochainement à Cinémolette

Cinémolette, un cinéma de village animé et proposé par des cinéphiles bénévoles de St-Julien-Molin-Molette. Les séances ont lieu dans la salle municipale La Passerelle.

Nouveauté octobre 2026 : l’achat en ligne de vos billets est possible sachant que nous réservons toujours un lot de places disponibles pour le jour J sur place.

  • L’espèce explosive

    Vendredi 6 novembre 20h30

    Comédie policière de Sarah Arnold, avec Alexis Manenti, Ella Rumpf, Vincent Dedienne

    Durée : 1h35 – Tout public avec avertissement – réservation

    Dans la campagne du Nord-Est de la France. Les sangliers qui ravagent les cultures provoquent une guerre ouverte entre chasseurs et agriculteurs. Brun, céréalier en faillite, lutte pour maintenir sa ferme à flot. Quand un notable du coin le pousse à bout, il déraille et disparaît. Un an plus tard, Fulda, un gendarme corse muté dans la région pour raisons disciplinaires, mène l’enquête. Entre intuitions fulgurantes et ratés spectaculaires, ses méthodes approximatives le mènent sur la piste des Attilas, des sangliers aux dimensions hors normes. Mais sa récente rupture amoureuse et la vodka dans laquelle flotte son cerveau n’aident pas. Heureusement, il y a Stéphane, la nouvelle psy de la gendarmerie : elle est là pour mettre un peu d’ordre dans son chaos — à moins que ce ne soit l’inverse ?

    « L’espèce explosive », c’est ainsi qu’on qualifie le sanglier, du genre à se reproduire très – trop – vite et dont la démographie est difficilement contrôlable. Mais tout dans le premier film, étonnant, frais et pour tout dire assez jouissif, de Sarah Arnold prend cette forme pétaradante et anarchique. Le scénario, les personnages, les situations : c’est un jaillissement continu de la désobéissance, une invitation à déborder du cadre, de tous les cadres, à foncer tête baissée comme un sanglier. En passant du drame social au polar rural, du fantastique déjanté au burlesque total, la réalisatrice donne la parole à tous les marginaux, tous les inadaptés de notre société, ceux qui restent sur le bord du chemin dans un monde perverti par la compromission et la corruption. Voilà un film revigorant qui invite pleinement à ne surtout pas se conformer (à la norme), mais à se déformer, à défendre son imparfaite singularité. La réalisatrice porte un regard généreux, attendri, sur ses deux anti-héros attachants (Alexis Manenti et Ella Rumpf, l’une et l’autre génialement inspirés), abimés par la vie et malgré tout doucement utopistes. La chasse est ici une métaphore de toutes les formes de domination et de prédation – sociales, économiques, politiques – contre lesquelles doit lutter le collectif. Mais les sangliers n’ont pas dit leur dernier mot… !

  • Fini de rire ! L’humour politique au garde-à-vous ?

    Mardi 10 novembre 20h30

    Séance suivie d’un échange en visio avec Jean-Baptiste Rivoire et proposée dans le cadre du F.R.I.G.O, le Festival des Résistances aux Idées Gravement Oppressives, festival local, antifasciste et solidaire.

    Une enquête OFF INVESTIGATION de Jean-Baptiste Rivoire réalisée par Matéo Larroque, Clara Menais et Mila Branco, avec Guillaume Meurice, Lionel Dutemple, Sandrine Alexi

    Durée : 1h37 – réservation

    En France, rire des puissants est devenu un sport à risque. En trente ans, les humoristes les plus libres de la télévision et de la radio ont été méthodiquement neutralisés, marginalisés, censurés, voire virés. Dans l’audiovisuel public comme dans les médias privés, le même mécanisme se répète : on tolère la satire tant qu’elle ne mord pas. Dès qu’elle touche au pouvoir, on coupe le micro. Des plateaux de Canal+ aux studios de France Inter en passant par les couloirs de France Télévisions, du règne de Nicolas Sarkozy à celui d’Emmanuel Macron, ce documentaire retrace la mécanique d’une mise au silence qui en dit long sur l’état réel de la liberté d’expression dans l’audiovisuel français.

    Nous avons toutes et tous en tête les cas les plus médiatisés : la mise au ban progressive des Guignols de l’info, le licenciement de Guillaume Meurice de France Inter… Nous pourrions croire à des cas isolés, il n’en est rien : ces vingt dernières années, l’humour politique a été méthodiquement évacué des plateaux de télévision et de radio. Que ce soit dans l’audiovisuel public ou dans les médias privés, les humoristes les plus libres et les plus mordants ont été méticuleusement neutralisés, marginalisés, censurés, virés. De Canal +  à Radio France, de Sarkozy à Macron, de Vincent Bolloré à Sibyle Veil, ce documentaire retrace cette mécanique de silenciation qui en dit long sur l’état réel de la liberté d’expression dans notre pays… Produit par le média indépendant et citoyen Off investigation, ce documentaire prend la forme d’une enquête journalistique, fouillée et précise. À travers des images d’archives et de nombreux·ses intervenant·es impliqué·es, Fini de rire ! parvient à mettre en lumière le lien entre différentes « affaires », les plus connues, les discrètes et celles qui sont tombées dans l’oubli… Il dévoile surtout les collusions entre les mondes politique et économique, ainsi que leur volonté commune de ne pas laisser l’humour devenir trop critique des pouvoirs en place. Ce documentaire salutaire n’oublie pas de laisser la parole à celles et ceux qui résistent encore et nous font marrer en titillant sérieusement l’ordre établi !

  • Resident evil

    Vendredi 13 novembre 20h30

    Programmation ciné-frissons du vendredi 13 !

    Film d’épouvante-horreur de Zach Cregger, avec Austin Abrams, Paul Walter Hauser, Zach Cherry

    Durée : 1h37 / en VOST / Interdit – 12 ans avec avertissement

    Bryan, coursier médical, s’engage dans une course effrénée pour survivre, alors qu’autour de lui le monde s’enfonce dans un chaos total.

    Resident Evil est un nouvel opus qui vient enrichir la franchise adaptée de la série de jeux vidéo du même nom. « C’est drôle, gore, et parfaitement maitrisé ! » L’univers de Resident Evil revient au cinéma par une petite porte en terme d’échelle mais un immense portail en terme de qualité. De loin le meilleur film jamais produit sur Resident Evil ! Le talentueux Zach Cregger s’est attaqué à son tour au grand défi de l’adaptation de jeu vidéo, avec ses propres armes et ses propres idées de détournement de gameplay, et c’est une réussite ! Bonus inattendu : cet opus sauce 2026 se révèle super drôle grâce à son personnage principal et quelques gags à répétition plutôt malins. Ce qui n’empêche aucunement de bien rester dans l’horreur, avec quelques jumpscares solides et des moments bien gore !

  • Faire santé commune

    Mardi 24 novembre 20h30

    Dans le cadre du Festival du cinéma solidaire du Pilat, film suivi d’un échange en présence de la réalisatrice. Télécharger le programme du Festival ici !

    Documentaire de Mathilde Syre

    Durée : 65 min

    Dans un quartier prioritaire de Vaulx en Velin, les habitants n’ont pas le temps, ou pas les moyens, de se soigner. Pourtant c’est ici qu’une poignée de soignants a décidé de créer, en lien avec les habitants, un centre de santé communautaire. Ensemble, ils défendent un soin accessible à tous, et une prise en charge globale. Ainsi la santé devient politique. Arriveront-ils à prouver que l’utopie est possible et à pérenniser un nouveau système de santé publique ?

    «(Quand) je découvre qu’il existe une petite dizaine de centres de santé communautaire en France, tout de suite leur projet résonne fort en moi. Les valeurs portées par ces soignants trouvent écho dans mon propre rapport à la santé : liberté de choix, pouvoir d’agir, prise en compte globale de la personne, remise en question du système actuel vecteur de discriminations… J’ai envie d’aller voir de plus près. Je connais bien Vaulx-en-Velin (…). Mon envie de film est immédiate. Je suis conquise par l’équipe, leur accueil, leurs personnalités, leur vision politique et leur positionnement humain. Le centre est un lieu atypique, militant. Ici, on questionne notre rapport à la santé et on expérimente d’autres possibles. À leur niveau, les centres de santé communautaire proposent une petite révolution du système de santé. (…) Je ferai un film sur la relation qui se construit entre soignants et patients et comment ensemble ils inventent un nouveau modèle. Les soignants ont une force de caractère incroyable pour résister à la pression de la norme. Leur engagement humain et citoyen me touche. Les usagers sont très souvent en difficulté sociale mais je ne veux pas faire un « catalogue de la misère du monde ». Je préfère un film qui accorde autant d’importance à la force de vie des personnages qu’à leur situation sociale et médicale. Je veux partir d’un seul lieu et de ses histoires particulières pour questionner de manière universelle les combats d’aujourd’hui dans le monde de la santé. […] Le tournage a commencé fin 2023. Quand j’ai écrit le dossier du film, j’ai parlé de la loi qui devait être votée dans l’année pour pérenniser le financement de ces structures. En effet, l’État suivait de près ces expérimentations et voulait prendre modèle. J’étais confiante et enthousiaste. Pourtant, début 2026, le Ministère de la Santé supprime les financements existants depuis 5 ans, mettant ainsi en péril l’existence des centres de santé communautaire. La mobilisation s’organise… Je suis là, cela fait déjà un an que je filme. Je continue, avec l’idée que ce film devient urgent et nécessaire. Notre santé est plus que jamais politique ! »

    Les centres de santé communautaire sont aujourd’hui à un carrefour : à la veille de l’ouverture des discussions parlementaires sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2027, ils sont toujours en attente du passage de l’expérimentation SECPa (Structures d’Exercice Coordonnées Participatives) dans le droit commun, 5 ans après le début de l’expérimentation. Dans ce contexte, la sortie de ce documentaire est une occasion de faire connaître concrètement la démarche des centres de santé communautaire, construite avec les habitants pour une approche globale de la santé et la lutte contre les inégalités sociales de santé.

  • Ardèche

    Dimanche 6 décembre 15h

    Dans le cadre d’un week-end de festivités organisé à St-Julien : marché de Noël, ateliers ouverts, illuminations, feu d’artifice…

    Documentaire de Gabriel Campina, John Dauvin

    Durée : 1h30

    L’Ardèche se dévoile dans ses pierres, ses vallées encaissées, ses villages et ses gorges spectaculaires. Sur les routes de ce département montagneux, John et Gabriel partent à la rencontre de celles et ceux qui entretiennent un lien particulier avec cette terre. Les deux réalisateurs se mettent en scène et explorent une question intime et universelle : qu’est-ce qui fait qu’un endroit devient ton chez toi ? Nés à des milliers de kilomètres de la France Gabriel au Brésil et John en Inde, ils ont pourtant trouvé en Ardèche un lieu auquel ils se sentent profondément attachés. Un lieu qui les relie. Une terre qui se partage. Leur road-trip les conduit à la rencontre d’Ardéchois de naissance ou d’adoption, tous différents, tous généreux. Ils découvrent notamment la reprise d’un bar de village en pleine montagne, les souvenirs ardéchois de la cheffe Anne-Sophie Pic et les gestes précis d’artisans passionnés. De la grotte Chauvet, dont les peintures remontent à 36 000 ans, aux activités qui façonnent encore aujourd’hui le territoire, chaque étape offre un nouveau regard sur ce qui fait l’âme d’un lieu. En voiture, en canoë ou en montgolfière, John et Gabriel traversent bien plus que les paysages d’une carte postale : une Ardèche à la fois spectaculaire et intime. Au fil des rencontres, leur voyage les conduit à explorer comment un endroit devient un chez-soi. Plus qu’une découverte de l’Ardèche, le film propose ainsi un voyage sensible à la recherche de ce qui nous attache à un lieu.

    « Nous avons choisi de partir sur les routes sans chercher à dresser un portrait exhaustif de l’Ardèche. Certains y sont nés, d’autres l’ont choisie ; à travers leurs gestes, leurs souvenirs et leurs lieux de vie, nous cherchons les fils invisibles qui relient les hommes à une terre et les hommes entre eux. Dans une période où les débats sur l’identité sont marqués par la peur de l’autre, nous voulons proposer un autre chemin : celui de l’accueil, de la rencontre, et d’une appartenance qui ne se résume pas à nos origines mais se façonne aussi dans les lieux que nous choisissons d’habiter. » John Dauvin & Gabriel Campina