
Cinémolette, un cinéma de village animé et proposé par des cinéphiles bénévoles de St-Julien-Molin-Molette. Les séances ont lieu dans la salle municipale La Passerelle.
- Animus Femina
Mardi 24 février – 20h30

Documentaire français de Eliane de Latour
Durée : 1h42
Ours, loups, bouquetins, bisons… sous un soleil d’hiver. Un rêve ancien reprend souffle avec quatre femmes en proximité avec la faune sauvage qui explorent nos relations au vivant à travers la réparation, la réflexion, l’art et le « vivre-avec ». Quatre parcours exceptionnels qui nous invitent à décentrer notre regard humain et à repenser nos manières d’habiter le monde à l’heure de la crise climatique.
Animus Femina met en lumière une relation féminine au vivant, lucide et engagée, qui interroge nos modèles de domination et propose d’autres récits inspirants pour les générations futures. Spectateurs et spectatrices récemment émerveillé·es par Le chant des forêts, ne passez pas à coté de cet autre film remettant en question nos manières d’habiter le monde à l’ère du basculement écologique que nous traversons !
- Left-handed girl (VO)
Vendredi 27 février 2026 – 18h30
Soirée L’après Festival du Premier Film d’Annonay, d’Est en Ouest : Left-handed girl à 18h30 suivi de Rebuilding à 21h30 – Petite restauration proposée à prix libre entre les 2 films

Film taïwanais de Tsou Shih-ching avec Janel Tsai, Shih-Yuan Ma, Nina Ye, Brando Huang, Akio Chen, Xin-Yan Chao
Durée : 1h49 – en VOST
Une mère célibataire et ses deux filles arrivent à Taipei pour ouvrir une petite cantine au cœur d’un marché nocturne de la capitale taïwanaise. Chacune d’entre elles doit trouver un moyen de s’adapter à cette nouvelle vie et réussir à maintenir l’unité familiale. Trois générations de femmes qui racontent toutes à leur manière le poids des traditions, l’envie de modernité et la difficulté à exister entre les secrets, les non-dits et la peur du rejet social.
Toujours en mouvement dans l’effervescence de ce marché nocturne aux couleurs pop, plein de lumière, de son et de vie, la cinéaste suit au plus près ses trois protagonistes dans ces lieux exigus, avec une énergie qui nous emporte avec elles. Face aux attentes culturelles d’une famille aux traditions patriarcales – pour laquelle la peur du jugement ou du rejet social compte plus que les blessures qu’elle engendre – Shih-Ching Tsou brosse, avec une grande ingéniosité, un portrait de femmes tentant d’affirmer leur identité personnelle. En s’inspirant de ses souvenirs d’enfance, elle signe un film aussi drôle que touchant !
- Rebuilding (VO)
Vendredi 27 février 2026 – 21h30
Soirée L’après Festival du Premier Film d’Annonay, d’Est en Ouest : Left-handed girl à 18h30 suivi de Rebuilding à 21h30 – Petite restauration proposée à prix libre entre les 2 films

Film américain de Max Walker-Silverman avec Josh O’Connor, Meghann Fahy, Kali Reis
Durée : 1h35 – en VOST
Dans l’Ouest américain, dévasté par des incendies ravageurs, Dusty voit son ranch anéanti par les flammes. Il trouve refuge dans un camp de fortune et commence lentement à redonner du sens à sa vie. Entouré de personnes qui, comme lui, ont tout perdu, des liens inattendus se tissent. Porté par l’espoir de renouer avec sa fille et son ex-femme, il retrouve peu à peu la volonté de tout reconstruire.
La nature est dévastée, mais le paysage dans lequel Dusty évolue n’est pas vide : de sa fillette à son ex-belle famille, en passant par ses voisins d’infortune, chaque portrait sonne juste, chaque silhouette est dessinée avec la même attention délicate. À travers tous ces personnages, le réalisateur et scénariste remet un peu de lumière dans les décombres, sans pour autant céder à la naïveté d’un récit entièrement réconfortant. La possibilité de « reconstruction » (« rebuilding », donc), ténue mais têtue, commence toujours par des contre-feux humains.
- Girls for tomorrow (VO)
Dimanche 8 mars 2026 – 15h
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes !

Documentaire de Nora Philippe
Durée : 1h38
En 2015, la réalisatrice débarque à New York avec un bébé dans les bras. En quête d’alliées pour renégocier maternité et féminisme et pour repenser le monde dans lequel sa fille grandira, elle découvre Barnard College, une prestigieuse université pour femmes. Sa rencontre avec Evy, Lila, Anta et Talia, quatre étudiantes engagées, marque le début d’un voyage intime et politique qui durera dix ans, de la fin des années Obama à l’avènement du fascisme trumpien. Tandis qu’elles construisent leur vie adulte, elles sont traversées par #MeToo, la crise climatique, Black Lives Matter ; elles ont 30 ans aujourd’hui et représentent les visages de la résistance, chacune militant pour une cause différente… Une histoire de sororités !
Issue d’une lignée de femmes qui engendraient des filles, la documentariste Nora Philippe a, elle aussi, donné naissance à une enfant. A son tour, elle s’est sentie « enfermée dans son genre, entre les quatre murs de sa maison ». Installée à New York, où son compagnon d’alors est venu enseigner, elle s’est mise « en quête de grandes sœurs et de petites sœurs, pour recomposer [sa] liberté et concevoir [son] prochain film ». Ainsi commence ce documentaire puissant, qui l’a menée en 2015 à la rencontre d’Anta, Evy, Lila et Talia, étudiantes au Barnard College, établissement pour filles affilié à Columbia University. Quatre jeunes femmes aux convictions politiques solides et portées à la militance, qu’elle entend suivre pendant trente ans. Des premières dix années passées à les filmer dans leurs combats et leurs orientations, Nora Philippe a tiré un premier opus plein de vie, de fantaisie et d’émotion, dans lequel l’engagement prend des formes diverses et résonne particulièrement sous la première présidence Trump – le film se clôt sur l’annonce de la seconde. Luttes pour le climat ou pour le droit des femmes, contre le racisme et le sectarisme : autant de thèmes honnis par le nouveau maître de la Maison-Blanche. « Je ne pensais pas te faire naître à l’heure du retour des fascismes, glisse Nora Philippe à sa fille de 9 ans. Je te souhaite de puiser dans de nouvelles sororités les batailles qui viennent. » À travers cette chronique, c’est à nous toustes qu’elle s’adresse.