Prochainement à Cinémolette

mardi 24 avril 2018

Ouaga girls (VO)

aff_ouagagirlsDocumentaire burkina-franco-suédois de Theresa Traore Dahlberg

Bien décidées à devenir mécaniciennes, Bintou, Chantale et Dina apprennent le métier à Ouagadougou. Au programme ? Étincelles sous le capot, mains dans le cambouis et surtout, bouleversements joyeux des préjugés : aucun métier ne devrait être interdit aux femmes !

Mardi 24 avril 2018 - 20h30 - La Passerelle - durée : 1h22


vendredi 4 mai 2018

Kings (VO)

aff_kingsFilm français américain de Deniz Gamze Ergüven avec Halle Berry, Daniel Craig, Kaalan Walker

1992, dans un quartier populaire de Los Angeles, Millie s’occupe de sa famille et d’enfants qu’elle accueille en attendant leur adoption. Avec amour, elle s’efforce de leur apporter des valeurs et un minimum de confort dans un quotidien parfois difficile. A la télévision, le procès Rodney King bat son plein. Lorsque les émeutes éclatent, Millie va tout faire pour protéger les siens et le fragile équilibre de sa famille.

En 2015, le premier film de Deniz Gamze Ergüven, Mustang, avait créé la surprise, récoltant dans la foulée le Golden Globe du Meilleur Film en langue étrangère, quatre César et une nomination à l'Oscar du Meilleur film en langue étrangère. Trois ans après, elle est de retour avec Kings, un projet sur lequel elle a travaillé depuis de longues années et qu'elle avait mis entre parenthèses pour se consacrer à Mustang.

La réalisatrice a commencé à réfléchir à Kings en 2005 lors des émeutes qui se sont déroulées en France, interpellée par ce qui se matérialisait pour elle à travers ces mouvements : "Je ressentais un malaise très fort à l’époque en France. Je suis arrivée à Paris à l’âge de six mois, j’y ai vécu presque toute ma vie. Or je n’étais toujours pas française, on venait de me refuser pour la deuxième fois la nationalité. Et je ne savais pas si j’allais pouvoir rester en France. Je devais aller fréquemment à la Préfecture, j’avais peur à chaque fois que je passais le contrôle des passeports à la frontière. Je ressentais ainsi un sentiment étrange de fragilité dans ma relation au pays que je considérais comme le mien. Dans ces émeutes, je pouvais reconnaître quelque chose que je ne connaissais que trop bien, ce sentiment d’être rejeté par un pays qu’on aime profondément ..."

Vendredi 4 mai 2018 - 21h - La Passerelle - durée : 1h27


vendredi 25 mai 2018

L'île aux chiens

aff_lileauxchiensFilm d’animation allemand américain de Wes Anderson avec les voix françaises de Vincent Lindon, Isabelle Huppert, Romain Duris

En raison d’une épidémie de grippe canine, le maire de Megasaki ordonne la mise en quarantaine de tous les chiens de la ville, envoyés sur une île qui devient alors l’Ile aux Chiens. Le jeune Atari, 12 ans, vole un avion et se rend sur l’île pour rechercher son fidèle compagnon, Spots. Aidé par une bande de cinq chiens intrépides et attachants, il découvre une conspiration qui menace la ville.

Vendredi 25 mai 2018 - 21h - La Passerelle - durée : 1h41 - en VF - film conseillé à partir de 12 ans


mardi 29 mai 2018

Après l'ombre

aff_apreslombreDocumentaire français de Stéphane Mercurio

Une longue peine, comment ça se raconte ? C’est étrange ce mot qui signifie punition et chagrin en même temps. Ainsi s’exprime Didier Ruiz lorsqu’il entreprend la mise en scène de son dernier spectacle monté avec d’anciens détenus de longue peine. Dans le temps suspendu des répétitions on voit se transformer tous ces hommes – le metteur en scène y compris. Le film raconte la prison, la façon dont elle grave dans les chairs des marques indélébiles et invisibles. Il saisit le travail rigoureux d’un metteur en scène avec ces comédiens « extraordinaires ». Et surtout il raconte un voyage, celui qui va permettre à cette parole inconcevable de jaillir de l’ombre pour traverser les murs.

Dans ce film, la réalisatrice Stéphane Mercurio suit le metteur en scène Didier Ruiz alors en pleine répétition de sa pièce où d’anciens détenus de longue peine et la compagne d’un ancien prisonnier reviennent sur leur quotidien en prison ou auprès d’un détenu. A travers leurs témoignages, c’est l’histoire d’un système pénitencier brutal et déshumanisant qui se raconte et qui affecte chaque strate de l’intimité : la vie de famille, la sexualité, la santé physique et mentale. Sans jamais tomber dans le misérabilisme, Après l’ombre, et avec lui, la pièce de Didier Ruiz, est là comme un écrin venant recueillir les souvenirs de ces hommes meurtris mais toujours infiniment dignes. Lors d’une séquence où les anciens détenus travaillent avec une chorégraphe, l’un d’eux s’arrête et avoue ne pas pouvoir supporter d’être touché depuis trente ans, trop habitué à l’être « pour et par la violence ». D’un dispositif simple et ténu, Stéphane Mercurio tire un film juste et d’une évidente portée politique.

Mardi 29 mai 2018 - 20h30 - La Passerelle - durée : 1h33 - séance suivie d’une discussion en présence d’une partie des protagonistes du film